Les espèces exotiques envahissantes

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Les Espèces Exotiques Envahissantes (EEE) sont probablement la seconde cause de perte de biodiversité dans le monde, derrière les activités humaines impactant directement les milieux. Nombre d'entre elles ont été introduites par l'Homme, volontairement ou non.

La jacinthe d'eau, venue d'Amérique du sud, envahit les cours d'eau lents et les plans d'eau

L'INPN définit ces espèces comme suit :

"Il s'agit d'un taxon (espèce, sous-espèce, etc.) appartenant au règne du vivant (par exemple une espèce animale ou végétale), introduit par l'homme en dehors de son aire de répartition ou de dispersion naturelle, qui s'établit (reproduction sans intervention humaine) et qui étend son aire de distribution (avec en général une augmentation des effectifs des populations).

Les législations actuelles prennent également en considération les impacts sur la biodiversité et le fonctionnement des écosystèmes (compétition, parasitisme, hybridation etc.), l'économie (exploitation agricole, installation industrielle, élevage, etc.) ou la santé humaine (zoonose, maladie vectorielle, allergie, etc.).


La Convention sur la diversité biologique définit une espèce exotique envahissante (EEE) (invasive) comme étant une espèce dont «l'introduction et/ou la propagation menace la diversité biologique ».


Cependant, toute « espèce » (en général il s'agit d'individus ou de population d'une espèce) introduite ne devient pas « exotique envahissante ». Plusieurs conditions environnementales ou intrinsèques à « l'espèce » doivent être réunies pour favoriser son invasion. Avec le temps, un équilibre peut s'opérer entre ces espèces et leurs nouveaux milieux de vie mais parfois ces nouveaux équilibres se font au détriment du maintien de la biodiversité native (cas des milieux insulaires par exemple)."


En Guadeloupe, de nombreuses EEE végétales menacent la flore indigène de l'archipel. L'arrêté ministériel du 9 août 2019 interdit l'introduction de 105 espèces de plantes sur notre territoire. Certaines ne sont pas encore présentes en Guadeloupe, alors que d'autres sont déjà bien implantées. Certains milieux, souvent anthropisés, sont les plus touchés par la présence d'EEE (forêts littorales, zones humides, la majorité de la Grande-Terre). La liste suivante est loin d'être exhaustive mais elle présente quelques EEE importantes :

  • Le typha (Typha domingensis)

  • La jacinthe d'eau (Eichhornia crassipes)

  • Le bambou (Bambusa vulgaris)

  • La liane corail (Antigonon leptopus)

  • Le cancer vert (Miconia calvescens)

  • La laitue d'eau (Pistia stratiotes)

  • Le tulipier du Gabon (Spathodea campanulata)

  • Les langues à chat (Sanseviera hyacinthoides)

  • La laitue d'eau (Pistia stratiotes)

  • L'acacia de Saint-Domingue (Dichrostachys cinerea)

  • Le pin caraïbe (Pinus Caribaea)

  • Le sainfoin du Bengal (Flemingia strobilifera)

  • L'orangine (Triphasia trifolia)

  • ...


Textes réglementaires :

Pour en savoir plus : site officiel de la DEAL


Pour signaler des espèces exotiques envahissantes à la DEAL, utilisez ce mail :

eee971@developpement-durable.gouv.fr en précisant :

  • identité et coordonnées de l'observateur,

  • date, heure et localisation précise de l'observation

  • si possible photo(s) de l'observation

  • et tout commentaire jugé utile


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