La plante du mois : Le Gaïac
- Gwada Botanica
- il y a 5 jours
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(Guaiacum officinale)
Gayac
Famille des Zygophyllaceae

La famille des zygophyllacées ne comprend, en Guadeloupe, qu’un seul arbre le Gaïac et trois plantes herbacées du littoral (Kallostroemia et Tribulus).
Les plantes de cette famille ont des feuilles composées opposées.
Le Gaïac est une espèce caribéenne rare. On le trouve aux Bahamas, dans les Grandes et les Petites Antilles ainsi qu’en Guyane, en Colombie et au Venezuela.
C’est un arbuste ou un petit arbre de 3 à 10 mètres de haut des zones sèches littorales de basse altitude sur sols calcaires. Il appartient au cortège de la forêt xérophile. On peut toutefois trouver quelques individus dans d’autres milieux et notamment en Basse-Terre, résultant de plantations pour les usages ou pour l’ornement.


Il est très ramifié, avec un feuillage dense. Les feuilles composées sont opposées, paripennées avec 2 ou 3 paires de folioles. Les folioles sont de taille variable, maximum 5 cm X 2,5 cm. De forme plus ou moins circulaire, asymétriques, de couleur vert foncé avec les nervures et le pétiole orange.
Les fleurs sont bleu violacé, regroupées en fascicules axillaires. La floraison s’étale de février à novembre avec parfois deux floraisons dans l’année. Les fruits, le plus souvent en novembre, sont lisses et un peu charnus, jaune orangé, aplatis, de 16 à 22 mm de diamètre et plus larges que longs.
L’écorce, très caractéristique, est lisse, gris-vert olive et un peu écailleuse se desquamant par plaques.
Usages. C’est un des bois les plus durs, à croissance très lente. On l’a utilisé pour faire des clous !
Autrefois réservé à l’usage de la marine de l’État, il était utilisé pour confectionner des poulies et des pièces mécaniques. Très recherché pour la marqueterie et la fabrication d’objets d’art, il a malheureusement aussi été utilisé pour alimenter les fours à chaux d’où sa raréfaction.
Les usages médicaux sont également nombreux à partir de ses feuilles, de sa résine et même de son bois râpé. (tisane abortive, sudorifiques, maladies de peau…)
Son écorce servait à la fabrication d’une teinture rouge.


Statut IUCN mondial : EN (en danger )

Statut UICN France : EN (en danger - espèce protégée)
Un arrêté de 1946 en interdisait déjà l’abattage. Il figure depuis l’arrêté du 26 décembre 1988 sur la liste des espèces végétales protégées en Guadeloupe.
Sources bibliographiques :
- Flore illustrée des phanérogames de Guadeloupe et Martinique.
Jacques Fournet. CIRAD, Gondwana éditions.
- Plantes, milieux et paysages des Antilles françaises.
Claude Sastre et Anne Breuil. Biotope, Parthénope Collection
- Arbres des Petites Antilles.
Bernard Rollet. Edition ONF.
Sources internet :
Rédaction et photographies : Guy Van Laere. Association Gwada Botanica

